Aller au contenu principal
Fermer

Canicule: le ministre du Travail souhaite des mesures pour protéger les livreurs
information fournie par AFP 03/07/2026 à 14:13

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, quittant l'Elysée après un Conseil des ministres, Paris, le 1er juillet 2026 ( AFP / SIMON WOHLFAHRT )

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, quittant l'Elysée après un Conseil des ministres, Paris, le 1er juillet 2026 ( AFP / SIMON WOHLFAHRT )

Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a plaidé vendredi pour que les plateformes de livraison prennent des "mesures" pour protéger leurs livreurs des fortes chaleurs.

Invité sur France Inter, le ministre a indiqué avoir convoqué jeudi les responsables et syndicats des plateformes de livraison pour leur faire passer ce message: "je leur ai dit: il faut vraiment prendre des mesures".

Un décret a renforcé en 2025 les obligations des entreprises pour protéger leurs salariés quand les températures deviennent très élevées, mais beaucoup de livreurs notamment à vélo travaillent comme auto-entrepreneurs et donc pas comme salariés.

Alors que la France sort tout juste d'une période de canicule exceptionnelle et que de nouvelles fortes températures sont annoncées, le ministre du Travail a demandé que des "décisions concrètes (...) pour mieux protéger ces livreurs" soient inscrites à l'ordre du jour d'une réunion vendredi d'une commission mixte de négociation de l'Autorité des relations sociales des plateformes d'emploi (ARPE).

Le but est d'"éviter au maximum les courses pendant les heures les plus chaudes, (de faire) des courses plus courtes, pas la peine de faire 15 km sur un bitume chaud, (avec) des poids de course raisonnables" et la possibilité pour les livreurs de se rafraîchir, a énuméré Jean-Pierre Farandou.

"Il faut les protéger, ils sont un maillon essentiel de cette économie", a insisté le ministre, qui n'a pas exclu de prendre lui-même "des mesures" si le dialogue social dans le secteur n'aboutissait pas à des mesures de protection suffisantes.

La fédération CGT Transports s'est "inscrite en faux contre le discours proposé par le ministère", a indiqué à l'AFP Ludovic Rioux, de la CGT. "La seule annonce à la hauteur des enjeux de la part des pouvoirs publics aurait été de dire que, compte tenu de l'urgence sociale et de l'urgence environnementale, un socle de droit commun à tous les travailleurs qui travaillent en extérieur aurait été mis en place", plaide-t-il.

"Le ministre proposait de renvoyer à la négociation de branche la question de la santé et de la sécurité au travail. Pour la CGT, ça n'est pas un sujet de négociation", souligne-t-il.

Le syndicaliste réclame "des normes d'ordre public qui viendraient garantir l'arrêt du travail quand il est trop dangereux, mais surtout un revenu de remplacement quand les livreurs ne peuvent plus travailler. Aujourd'hui, un livreur qui dirait +il fait trop chaud, je ne vais pas aller travailler, je mets ma santé en danger+, il n'a pas de revenu", poursuit-il.

1 commentaire

  • 14:55

    Le pays géré à la méthode SNCF en déficit chronique, sacré profil pour aborder le marché du travail. Ce gouvernement de transition fait preuve d'un niveau d'incompétence jamais atteint, car le très cher président souhaite garder son poste malgré les multiples échecs.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires